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7.5 Marseille sous la Révolution

Le nom de Marseille, que porte encore cette ville commune criminelle sera changé .La Convention Nationale sera invitée de lui donner un autre nom. Provisoirement elle sera SANS NOM et portera cette domination. Cette décision sera prise à Port de la Montagne "Toulon" le 17 Nivose de l'an 2 de la République.

 

Lettre portant le cachet de MARSEILLE et à l'intérieur son nom révolutionnaire " a Sans Nom" (n'ayant pas reçu de cachet à nom révolutionnaire), adressée à Avignon le 28 pluviôse an 2 et possédant une griffe de port de 4 sous suivant le tarif du 1 er janvier 1792

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Les rues étaient pavoisées. Les cloches sonnaient, le drapeau du bataillon reçut des mains de Mourraille une couronne civique en lauriers puis lut déposé à l'hôtel de ville. Le 16 septembre, un second bataillon de volontaires était allé à Paris afin d'y relever celui « du10 août. ». II fut dit plus tard " du 21 janvier » car il assista à l'exécution de Louis XVI (21 janvier 1793) avant d'en repartir le 6 février. Il n'a guère laissé de souvenirs dans l'Histoire car il fut pris d'emblée dans les luttes politiques opposant à la Convention les députés jacobins, désormais divisés entre deux tendances, les Girondins — dont était Barba-roux, élu des Bouches-du-Rhône — et les Montagnards, parmi lesquels se trouvaient d'autres Marseillais. La représentation de Marseille à l'Assemblée était désormais désunie en des factions hostiles ; à Marseille, le Club désavouait Barbaroux.

En ces premiers mois de 1793, alors que les Montagnards prenaient rapidement l'avantage, un problème grave se cristallisait: celui de la marge d'action qui pouvait encore être reconnue à une grande ville comme Marseille, dès lors que la souveraineté ne résidait plus en un « tyran » mais dans une assemblée élue au suffrage universel. Certes, en mars 1793, D'Anton faisait encore son éloge: « Marseille s'est dite la Montagne de la République. Elle se gonflera cette montagne et elle roulera les rochers de la Liberté sur tous les monstres qui veulent la tyrannie et l'oppression. » Mais, le 23 août 1792, les Marseillais venaient encore d'accomplir une «expédition » à Aix pour en transférer à Marseille l'administration départementale. Il n'était plus question, aux yeux des Montagnards, de leur reconnaître pareille autonomie: l'impulsion viendrait désormais de Paris...
ET «VILLE SANS-NOM»
A Marseille, la « dictature » du Club était le reflet de cette politique montagnarde. En mars 1793, la Convention envoyait dans la ville deux représentants en mission, les députés montagnardsBayle et Boisset, <.qui transposaient dans la vie politique marseillaise l'affrontement entre la Montagne ci la Gironde. Prononçant d'autorité la destitution et l'arrestation du maire de Marseille, ils se heurtèrent à l'hostilité grandissante des Sections et jugèrent prudent de quitter la ville dont, avouaient-ils. « l'esprit public a changé ». Les Sections, se déclarant « en état de résistance légale », avaient constitué un Comité central qui Fît fermer et saccager le 3 juin le club de la rue Thubaneau ; apprenant la cloute de la Gironde le 2 juin 1793 et l'arrestation des principaux députés girondins — dont Ch. Barbaroux — il se déclara en insurrection contre la Convention, que les Montagnardes dominaient désormais.
Marseille participait donc à la révolte fédéraliste, ce large soulèvement de plusieurs régions de France contre la Convention, la ville fut reprisse militairement le 25 août par l'armée du général Carteaux, et connut une terreur dont l'ampleur n'est nullement négligeable et l'impact d'autant plus fort quelle s'accompagna de destructions symboliques : les monuments qui avaient servi de « repaires » aux Sections rebelles turent rasés (ainsi l'église des Accoules). Marseille subit de surcroît des brimades inutiles. Elle perdit jusqu'à son toponyme et fut quelque temps la « Ville sans-nom » Aux 123 condamnations à mort de la Terreur montagnarde dont celles (. les grands négociants- s’opposa bientôt le meurtre de 107 suspects de jacobinisme, enfermés dans le Fort Saint-Jean et massacrés le 10 mai 1795 par les « sabreurs » royalistes. Parmi ces victimes Figuraient au moins 14 membres du Bataillon du 10 août.

 

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6. 2 La lettre purifiée
Durant la période révolutionnaire la flotte était maître des océans, obligeant au français un blocus de tous les ports. Si le courrier maritime était assez rare, les lettres purifiées étaient-elles très très rares

Timbre représentant le port de Marseille
Les îles furent utilisées pour la quarantaine à partir du début du XVIII ème siècle et les bateaux arrivant à Marseille en provenant de l’Orient, devaient jeter l’ancre à Poniégues pendant les deux premiers tiers de la quarantaine et à la Chaîne du Port pendant le dernier tiers. A partir de 1720, les lettres étaient purifiées en étant trempées dans le vinaigre

Lettre du 13 pluviose an 3 ( 3 février 1795 ) réalisée à la Chaîne du Port car le capitaine Blain, commandant ce navire pour l’agence d’Afrique à Marseille. Ne possédant aucune marque nous ne pouvons indiquer son moyen d’acheminement du bateau à l’agence. Ce pli, venant de contrées lointaines, fut purifié au moyen de vinaigre

 

 

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